Riley Jenson 1 : Pleine lune de Keri Arthur

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Détails

/!\ Ce livre a été lu a partir de l'édition numérique.

Titre : Riley Jenson : Pleine lune

Titre original : Riley Jenson Guardian: Full Moon Rising

Auteur : Keri Arthur

Nombre de tomes : saga en 9 volumes (en cours ?)

Nombre de pages : 416 pages

Editeur : Milady (poche)

Editeur original : Dell (USA)

Genre : Bit Lit

Prix de l'édition papier : 7 euros

Prix de l'édition numérique : 4,99 euros

Machine de test : Cybook Orizon

Format du fichier utilisé : Epub

DRM : sans

Résumé : Riley Jenson est une créature rare : un hybride de vampire et de loup-garou. Avec son frère Rhoan, elle travaille à Melbourne pour une organisation chargée de faire respecter la loi parmi les êtres surnaturels et de protéger les humains. Si Rhoan est un gardien enthousiaste – autrement dit un assassin -, sa sœur, elle, se contente d’un poste administratif… jusqu’à ce que Rhoan disparaisse lors d’une mission.

Ça ne pouvait pas tomber plus mal : plus loup-garou que vampire, Riley est extrêmement lunatique et, la semaine avant la pleine lune, son besoin de s’accoupler devient irrépressible. Certes, elle a deux partenaires toujours prêts à la satisfaire, mais elle va devoir maîtriser ses pulsions si elle veut retrouver son frère !

Critique :

Je vais d'abord commencer par ce qui m'a donné une grosse crise de nerf : le fichier électronique fourni par les éditions Bragelonne/Milady ! Bon, je suis super contente de leur politique (prix corrects, pas de DRM) mais ça déconne sec ! Le fichier mettait 2mn à se charger sur mon Orizon (une liseuse récente !). Ensuite, il mettait 2mn à charger un chapitre. 10 secondes à changer de pages. Puis, arrivée au chapitre 3, ma machine moulinait dans le vide comme un pauvre moulin à café sans grain. J'ai été obligée d'appuyer sur reset car plus moyen de l'éteindre. Pas moyen de dépasser ce chapitre fatidique non plus. Je pourrais penser que ma machine est défectueuse sauf que c'est la première fois que je rencontre ce souci. Par ailleurs, d'autres gens rencontrent le même souci avec l'Opus (le modèle "en dessous" de l'Orizon) et j'ai constaté que le fichier faisait tout de même 1.4mo, ce qui est assez énorme pour un Epub, me semble-t-il. Pour comparer, Zombies, un horizon de cendres se chargeait et changeait de pages de façon quasi instantanée.

Alors, vous allez me dire : "comment as-tu réussi à le lire ?!". Non, je ne me suis pas fait prêter l'édition papier. Oui, j'ai utilisé mon ebook. J'ai simplement ouvert Calibre, converti le fichier en txt et importé ce même fichier sous Sigil. Ces logiciels sont gratuits. Ensuite, j'ai recréé la couverture sous Sigil (il suffit d'importer l'image) puis refait entièrement les chapitres ainsi que la justification du texte. Je n'ai quand même pas poussé le vice jusqu'à recréer les retraits de texte à la première ligne ou remettre l'italique ayant disparu des termes mais c'était plus que lisible. Comme les gens qui avaient trouvé une solution ne la donnait pas (merci...), j'y ai perdu un certain temps mais, grosso modo, on obtient un fichier exploitable après 15-30mn de travail. Après ça, plus aucun souci pour lire mon bouquin. Ma machine ne ramait plus comme un marin saoul.

Mais ce n'est pas normal et il faudrait que Bragelonne se préoccupe de ce problème le plus rapidement possible car je ne sais pas si je vais avoir la patience de recommencer ça pour le volume 2 et je sens que des fichiers pirates alternatifs ne vont pas tarder à se balader, s'il n'y en a pas déjà.

Bref, passons au roman en lui-même.

Mon avis est plutôt mitigé.

J'ai trouvé le fond de l'intrigue très intéressant, malgré le classicisme mythologique (vampires, loup-garous...). Les manipulations génétiques auxquelles notre héroïne est confrontée changent de la magie plus traditionnelle qu'on trouve fréquemment dans ce registre du fantastique et l'hybridation vampire et loup-garou de Riley est intéressante. Par ailleurs, j'ai trouvé l'écriture agréable. Je n'ai pas lu la VO mais la traduction tient la route. Comparé au premier volume de Georgina Kincaid, j'ai trouvé le style beaucoup plus abouti et détaillé, notamment dans la description des combats. Les personnages sont plutôt approfondis, même s'ils ont un côté archétypal (le frère protecteur, l'amant attentionné-mais-qui-hésite-à-cause-du-passé, la grosse brute...) qui ne permet pas non plus de toujours leur procurer une certaine ambiguïté... Malgré tout, les retournements de situations ne sont pas forcément ultra prévisibles, en tout cas moins que dans Georgina Kincaid, et certaines questions restent sans réponse arrivé à la fin du roman, ce qui donne envie de lire la suite. Riley sait ce qu'elle veut, notamment en matière de plans cul, ce qui pourra évidemment déplaire à certains lecteurs/trices parce que, oui, elle est carrément nymphomane (ses mecs aussi)... Non, Pleine Lune n'est pas vraiment une oeuvre romantique à la Twillight (ik). Pour ma part, attendre 3 ou 4 volumes avant qu'il ne se passe quelque chose, c'est pas trop mon truc. Aux personnages du bouquin non plus. Et puis, Riley sait coller des gnons, elle n'attend pas qu'on la sauve (même si parfois on doit la sauver), et ça fait vibrer ma corde sensible car j'aime les héroïnes qui savent prendre les choses en main.

Cependant, deux points m'empêchent de classer ce premier volume de Pleine Lune comme un roman de Bit Lit "à lire que l'on aime ou pas le genre pour se distraire"...

Bien qu'intéressant, l'univers n'est pas suffisamment étoffé. Parfois, l'auteur nous balance des infos sur une ligne, mais ne les développe pas vraiment, ce qui fait que le tout reste parfois nébuleux. On apprend qu'il y a plusieurs meutes de loup-garous mais au final on ne sait pas grand chose sur celles-ci. On devine qu'on est dans le futur, avec une technologie plus avancée, mais il semble que Keri Arthur ne soit pas très douée en matière de SF, car on peine à voir une différence entre notre monde actuel et le sien, en dehors de quelques gadgets classiques (pistolets lasers). Les manipulations génétiques elles-mêmes sont certes plus avancées que ce dont nous sommes aujourd'hui capable mais j'ai remarqué que l'auteur n'explique que des choses que l'on peut connaître rien qu'en lisant les journaux (le fait que le clonage créé un clone de l'âge du "matériel d'origine", voir le cas de Dolly). De ce fait, je me demande si Keri Arthur a pris la peine de faire un réel travail de documentation. Par ailleurs, l'histoire se passe en Australie et je n'ai jamais vraiment ressenti cela. Elle aurait pu avoir lieu en France ou en Angleterre que je n'aurais pas vu la différence. Je trouve ça un peu dommage. J'aurais aimé que l'auteur exploite un peu plus son cadre. Bref, en une ligne, le fond est bon mais il reste flou, bâclé. Quand je vois sur des forums des gens trouver ce roman trop complexe, je me pose de sérieuses questions... A-t-on lu le même bouquin ?!

Le second point, c'est qu'il y a du sexe, non, trop de sexe plutôt. Au moins une scène de cul par chapitre. Ce que je n'ai pas vraiment apprécié. Ce n'est pas une question de pudibonderie. L'héroïne peut baiser qui elle veut et dans n'importe quel sens, je m'en fous, d'autant plus que Keri Arthur essaye quand même de la justifier par la nature de ses garous. Il en faudrait plus pour me choquer. Le souci, c'est que le cul prend des pages et des pages qui auraient pu être employées plus intelligemment, comme par exemple pour étoffer l'univers. On a l'impression que l'auteur s'est déchainée là-dessus soit pour vendre, soit pour rallonger le nombre de pages, soit parce qu'elle n'avait pas d'autres idées pour les remplir. Du coup, au lieu d'être le plaisir coupable du lecteur (ou de la lectrice), ces passages deviennent bien vite le moment qu'on ne souhaite pas voir arriver tant ça se répète et que ça gonfle que la plupart des situations soient résolues par un plan cul. Et puis, je trouve tout de même dommage que l'auteur soit plus capable de décrire en long et en large une fellation ou un viol que son univers... Accessoirement, là encore, les amateurs de romantisme ne pourront pousser qu'un gros "beurk", car le style de Keri Arthur est plutôt direct (mais on ne peut parler de vulgarité). Je ne compte plus les "baise", "queue", "monter" et "se faire chevaucher", "défoncer", "couille" et j'en passe. Le truc drôle, c'est que j'ai remarqué que dans l'ensemble les scènes érotiques restent très conventionnelles. Par exemple, le rare moment où Keri Arthur évoque une scène de sexe gay, elle se garde bien de nous la décrire et, en dehors d'une petite fellation, on ne peut pas dire que Riley ait autant d'imagination qu'elle le prétende... Ses mecs non plus, d'ailleurs.

Il y a aussi des clichés à la pelle mais... c'est sans doute le genre qui veut ça. Comme Riley qui ne se tape que des types riches. Son frère aussi d'ailleurs. Bon, vu le nombre de bouquins ayant ce souci, je ne vais pas poignarder celui-là pour ça.

Je dois dire que je lirai le volume 2 malgré tout, parce que je suis curieuse de voir comment certaines choses vont évoluer et que ça restait globalement distrayant, un peu comme Georgina Kincaid. Après, est-ce que je relirais la série...? Euh... Je ne crois pas être assez fan de Bit Lit pour ça et le tout manque trop de profondeur autre que sexuelle.

Points forts :

  • Bien écrit (ou traduit, au choix)
  • Un univers intéressant
  • Personnages plutôt développés...

Points faibles :

  • ... mais globalement archétypaux
  • Plus de sexe (un tiers voir la moitié des pages) que d'explications, mais rien de follement original/tordu/choquant en la matière
  • L'auteur reste en surface, n'approfondit pas son univers
  • Plaira surtout aux fans de Bit Lit en fait

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