Go To Hell 1 d'Oxanna Hope

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Détails

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Go To Hell d'Oxanna HopeTitre : Go to hell

Auteur : Oxanna Hope

Nombre de pages : 306 (version papier)

Nombre de tomes : 2 (au moins 3 de prévus)

Editeur : Éditions Nergäl

Genre : Fantastique/bit lit

Prix papier : 16,90 euros

Prix de l'édition numérique : 6,49 euros

Machine de test : Cybook Orizon

Format du fichier utilisé : Epub

DRM : sans

Résumé :

Cassie n’a que 18 ans mais elle a déjà beaucoup voyagé. D’une ville à l’autre, elle tente en vain de se fondre dans la masse pour échapper à son passé. Lorsqu’elle débarque à Fairfield, elle garde encore l’espoir d’y trouver un peu de tranquillité. Cependant, dès le départ, son désir est voué à l’échec ; son franc-parler et sa beauté envoûtante la feront sortir du lot.

C’est que Cassie n’est pas tout à fait comme les adolescentes de son âge. Elle aime s’amuser, se battre et jouer avec les sentiments des autres. Brian, son nouveau camarade de lycée, en fera l’amère expérience et découvrira par la même occasion qu’elle est dotée d'un pouvoir peu commun.

La rencontre entre Cassie et son professeur de philosophie, Damian, va changer la donne. Cet homme au sourire énigmatique et charmeur est très différent de tous ceux qu'elle a croisés jusqu'ici. Lui et son frère Seven ne mènent pas une vie aussi ordinaire qu’ils voudraient bien le faire croire. Eux aussi dissimulent un secret.

Mais ils ne sont pas les seuls à en posséder un…

Entre magie noire, entités démoniaques et traques, une histoire d’amour tumultueuse qui risque de les mener jusqu’aux portes de l’Enfer ou d’ailleurs…

Critique :

Bien que je laisse la critique qui suit intacte, parce que j'assume mon erreur, je souhaite présenter mes excuses, tout d'abord à l'auteur, pour lui avoir fait croire que je souhaitais nuire à son éditeur alors que je m'exprimais en tant que lectrice, et non membre du Petit Caveau (fait que je ne cache pas, cependant, par honnêteté envers mes lecteurs), et aux bloggeuses qui ont pu se sentir insultées par ma remarque sur la complaisance ; sur ce dernier point, je me suis très mal exprimé. J'ai constaté, de façon général, que les gens sont plutôt gentils, y compris envers les romans du Petit Caveau, et je me demande seulement si c'est pour éviter de vexer les auteurs et les éditeurs. Cependant, cette remarque était déplacée dans cette critique et je comprends tout à fait qu'on se méprenne sur le fond de ma pensée.

Concernant la copie de la critique que j'ai mis sur un forum, l'absence de lien vers ce site n'était pas un signe de lâcheté mais simplement car je ne voulais pas faire de pub directe. Comme le prouve d'ailleurs la suite, il n'était pas dur de retrouver le site en question.

Afin aussi de pouvoir répondre directement aux critiques sur mes critiques, j'ai aussi demandé à l'administratrice de mettre mon mail dans ma fiche. Si vous voulez des explications, je suis la mieux placée pour y répondre.

J'adore découvrir les publications d'éditeurs chez qui je n'aurais sans doute jamais acheté grâce au numérique alors, quand j'ai vu que Go to hell était dispo à 6€ environ sur Bookeen, je n'ai pas hésité une seule seconde. Je tiens à préciser à ce propos que l'éditeur débute dans le numérique, ce qui n'est pas sans quelques écueils : chez moi, impossible de voir le couv dans le livre même alors qu'il y a bien l'aperçu sous forme d'icône dans ma bibliothèque. M'enfin, passons. L'epub est lisible, correctement mis en page même si sans fioriture et il a le mérite de marcher (ceux qui ont suivi mes soucis avec les premiers epub de Bragelonne savent de quoi je parle). J'espère juste qu'ils n'ont pas payé pour un travail qui me semble incomplet !

Go to hell est le premier roman d'Oxanna Hope et le premier roman publié par les Éditions Nergäl. Il est classé en fantastique, bien qu'à mes yeux il aurait tout à fait sa place dans la catégorie bit lit (qui n'est qu'un nom créé spécifiquement pour le marché français afin de caser l'urban fantasy écrit par une plume féminine, mais passons). Je l'ai lu sans a priori positif ou négatif car je n'ai pas pris la peine de lire les quelques chroniques déjà publiées. J'ai sans doute bien fait car ma déception aurait sans doute été plus grande, tant celles-ci me paraissent plutôt complaisantes. Ou bien, je deviens de plus en plus difficile.

Si je dois reconnaître une qualité à Oxanna Hope, c'est indéniablement son écriture. Hormis quelques maladresses ayant échappé à la correction, ce que je comprends car je suppose que Nergäl fonctionne autour du bénévolat comme la plupart des micro éditeurs, je ne trouve pas grand chose à redire sur ce point. Au premier contact, j'ai donc été surprise... dans le sens positif du terme. En fait, j'étais même emballé. En plus, au premier contact, l'héroïne n'avait pas l'air trop nunuche.

Malheureusement, par la suite, je n'ai pas du tout adhéré à l'intrigue et aux personnages. J'attendais du mystère, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il perdure au delà du volume 1 : de la vie et du monde de l'héroïne, on ne saura quasiment rien. De même, on ne saura rien non plus sur ce qui semble être l'un des ennemis principaux des héros et sur l'affaire de magie noire qui se lance au cours de l'intrigue. J'attendais de l'action mais celle-ci est réduite à une part minuscule du récit. Ce n'est pas forcément un gros souci, sauf que suivre sur des dizaines de pages les conflits entre Cassie, au caractère vite détestable, et tout ceux qui l'entourent devient lassant. Cassie semble avoir ses valkyries tous les jours et ça la met d'aussi charmante humeur que moi un samedi par mois. Le souci, c'est que les maigres révélations expliquant sa personnalité difficile n'arrivent qu'à la toute fin de l'histoire et, pour la majorité, explicitent à peine les quelques indices donnés au cours de l'intrigue. Difficile donc d'avoir de l'affection pour elle. Par ailleurs, comme rien n'est résolu dans ce premier volume et qu'on reste aussi à la surface des choses concernant le passé de Cassie, ça m'a laissé la désagréable impression que l'auteur a préféré garder le plus intéressant pour le second volume ou s'est embourbé dans des redondances nuisant au rythme (avoir les disputes de Cassie avec autrui ou avec Damian sur 150 sur 200 alors que des démons et une sorcière sont censés menacer les héros, ça finit par lasser).

Cassie n'est pas le seul personnage à souffrir de ce souci. Sur le papier, Damian est un personnage intéressant. Sans trop en dévoiler, il a une histoire familiale difficile qui le pousse vers l'alcool. Malheureusement, comme dans le cas de l'héroïne, cette part de sa personnalité ne transpire que trop tard dans l'intrigue. Durant une bonne partie de l'histoire, il apparaît comme le prof à la petite morale qui va se taper son étudiante. Durant des dizaines de pages, tout ce qu'il sait à peu près faire, c'est échouer à communiquer avec Cassie et vice-versa (souci de communication qui se généralise à tous les personnages, comme dit plus haut). Nous avons donc des conversation qui ne mènent à rien puisqu'aucun des deux protagonistes ne veut faire la moindre révélation sur lui : super ! Si Damian est ensuite remonté dans mon estime vers la fin du récit et si j'ai trouvé certaines idées intéressantes, c'était encore une fois trop rapide pour que je puisse apprécier l'évolution. Les autres personnages, hormis Brian qui n'apparaît que durant la première grosse moitié de l'histoire, sont quant à eux à peine esquissés. On découvre Seven et Jess plus à travers le regard de Damian ou Cassie que par leurs actions et ils donnent l'impression d'être transparents, en dehors de ce qu'en disent les deux autres protagonistes.

L'intrigue n'est pas non plus sans incohérence. Tout d'abord, vu le comportement très imprudent des héros, j'ai du mal à croire qu'ils soient tous des guerriers sur-entraînés. [/!\spoilers] La scène où Damian, Seven et Cassie se rencontrent dans une ruelle alors qu'ils savent tous trois que des démons menacent, et où lesdits démons n'attaquent qu'au moment où leur conversation prend fin, m'a laissé pantoise. De même que la capacité surnaturelle de Cassie à supporter le recul du pistolet et à faire mouche au premier coup, chose qui ne sera jamais expliqué. Plus tard, vers la fin, que personne ne se soucie de la mauvaise posture de Damian face aux démons m'a encore une fois choqué. Que Cassie l'ignore, passe encore, mais son propre frère...? Pour survivre, soldats et guerriers sont censés veiller les uns sur les autres ! Leur manque d'équipement m'a aussi laissé perplexe. Vraiment, les gars : si vos pistolets ne peuvent tuer les démons, pourquoi vous battre encore contre eux avec des pistolets et à mains nues alors qu'ils ont des griffes énormes ? C'est par masochisme ? Personne ne vous a expliqué dans votre enfance le concept du coupe-coupe dans les gencives ? Un autre point qui m'a fait hausser un sourcil, c'est lorsque Damian se montre résolu à tuer Cassie car il la soupçonne d'être dangereuse alors qu'elle n'a rien fait a priori. Plus tard, lorsqu'elle manque de tuer un adolescent, il la console presque et la rassure en disant qu'elle n'aura qu'une mise à pied du directeur du lycée. Euh, what, serouisly ? Quelques heures plus tôt, tu veux la transformer en steak tartare et maintenant qu'elle fait preuve de sa dangerosité, tu t'en bats les boules ? [/!\spoilers]

Je vais m'arrêter là, parce que ça ne me plaît pas du tout de devoir dire ça, même si je suis sûre que vous pensez le contraire et que certains n'hésiteront pas à lancer des tas d'arguments pour expliquer ma critique (jalousie, idiotie ou que sais-je). Je suis convaincue qu'Oxanna Hope a du potentiel car sa façon d'écrire le prouve mais j'ai aussi le sentiment que ce roman aurait dû être travaillé encore avant d'être publié, qu'il pouvait être bien meilleur. Certaines choses auraient pu être raccourcies, d'autres explicitées et, enfin, certaines incohérences supprimées.

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