Tales of Monkey Island

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Détails

Note : J’ai joué à la version américaine Steam via le compte de mon frère jumeau.

 

Visuel du boîtier du jeuTitre : Tales of Monkey Island – Épisodes 1 à 5

Titre original : Tales of Monkey Island (Les contes de l'île aux singes)

1 – Launch of the Screaming Narwhal (Le lancement du Narval Hurlant)

2 – The Siege of Spinner Cay (Le blocus de Spinner Cay)

3 – Lair of the Leviathan (L'antre du Leviathan)

4 – The Trial and Execution of Guybrush Threepwood (Le procès et l'exécution de Guybrush Threepwood)

Final – Rise of the Pirate God (L'avènement du dieu pirate)


Développeur
: Telltale Games

Date de sortie en France : 5 mai 2011 en version boîte

 

Série :

The Secret of Monkey Island (Fiche à venir)

Monkey Island : LeChuck’s Revenge (Fiche à venir)

The Curse of Monkey Island (Fiche à venir)

Escape from Monkey Island (Fiche à venir)

 

Autre(s) support(s) : iPad, Wii et PS3

Prix : 39€95 en boîte, 39€99 en téléchargement

Genre : Aventure

Rating : 12 ans et plus

Online : Non

Bande Annonce :

Résumé : « Tales of Monkey Island est un jeu d'aventure sur PC. Guybrush Threepwood est dans de beaux draps. Il a libéré par mégarde une malédiction sur toutes les Caraïbes infectant tous les pirates. Il doit retrouver au plus vite une légendaire éponge géante pour aspirer la malédiction et tout remettre dans l'ordre. Son chemin sera truffé d'énigmes. » (JVD.com)

 

Critique :

 

 

Elaine et Guybrush sur un bateau


C’est moi, Guybrush Threepwood, Pirate Émérite !

 

Pour notre génération, qui n’a jamais joué à ne serait-ce UN Monkey Island ne sait pas ce qu’est un jeu d’aventure.

Bon, c’est un peu… non, en fait, c’est à peine exagéré tant cette série est incontournable depuis près de 20 ans. Monkey Island, c’est un peu LA licence de LucasArt.

Et avant que ces marins d’eau douce ne me fassent monter (légitimement) sur la planche, je tiens à les rassurer : la communauté des fans est en guerre constante pour définir ce qu’est Monkey Island. Pour certains, le seul et unique, le vrai, c’est forcément le premier jeu. Le créateur, Ron Gilbert, y a activement participé de sa roublarde présence. Pour l’école numéro 2, la série s’arrête au second jeu. Ron Gilbert était moins présent, cependant que ce volet offre quelques réponses à la question qui divise les fans :

Quel est le secret de l’île aux singes ?

Pour la troisième école, la série s’arrête au troisième volet qui dépoussiérait la licence avec un rendu dessin animé et, pour la première fois, un doublage américain qui restera inchangé au moins pour Guybrush. Enfin, pour les autres, même le 4 est un Monkey Island au même titre que cette série des Tales of Monkey Island.

Pour ma part, j’encourage les marins d’eau douce à s’initier à la piraterie en jouant aux deux premiers volets que LucasArt a très récemment remis au goût du jour à l’aide de vrais graphismes (adieux les horribles petits amas de pixels des années 90) et d’une ambiance sonore plus présente grâce surtout à ce doublage américain dont je vous parlais. Évidemment, la version française intègre le sous-titrage en français. Ces versions remasterisées de Monkey 1 & 2 sont téléchargeables sur Steam pour pas cher si j’ai bonne mémoire.

 

ARRRR !

 

LeChuck

Cette petite introduction du contexte placée, place à la critique proprement dite.

Au niveau du scénario, comme pour les volets 2, 3 & 4, nous démarrons l’aventure avec un Guybrush dans les ennuis jusqu’au sabre, aux prises avec son ennemi juré, le pirate fantôme/zombie/démon/plaie/poulet LeChuck (rayez l’incarnation erronée). Ce premier point illustre à quel point l’esprit des Monkey Island a été aspiré, digéré et rendu par les gars de TellTale. Car nous nous trouvons face au schéma habituel d’un Monkey : Problème dû à une maladresse de notre pirate préféré, échouage sur une île inconnue, visite à l’incontournable Lady Vaudou pour recevoir la quête visant à résoudre le souci, recherche d’un bateau, d’une carte et d’un équipage, voyage vers une île mystérieuse, obtention de l’objet recherché, affrontement final avec LeChuck.

Alors, vu d’ici, on pourrait se dire : « Ouais, toujours la même chose quoi… »

Oui, mais non.

Car la grande force de cette série, et l’épingle qu’a su tirer TellTale tout en évitant de se vautrer en reprenant le flambeau, c’est d’avoir donné une toute nouvelle dimension dramatique à ce scénario au schéma connu.

Tout le monde le sait : dans un jeu d’aventure LucasArt, on ne meurt pas. Pourtant, ici, je vous promets que vous allez avoir des sueurs froides XXL pour la vie du pirate émérite, mais aussi pour le futur de son mariage avec Elaine, l’amour de sa vie. La femme entre lui et LeChuck. Grâce à cette nouvelle dimension, vous allez surprendre les personnages récurrents de la série sous un surprenant jour nouveau. Des facettes étonnantes qui leur donnent quelques épaisseurs de plus et changent diamétralement votre avis sur leur personne. Spécialement pour Lady Vaudou et LeChuck. Également, TellTale a aussi su rendre ce qui rend les Monkey Island si spéciaux. Plus que les personnages principaux, ce sont les énigmes tirées par les cheveux et les personnages secondaires pour la plupart complètement barrés. Que serait un Monkey Island sans ce bon vieux Stan, cet escroc aux bras agités tel un ventilateur, affublé de son increvable chemise à carreaux violets ? Ou ces pirates plus dégueulasses les uns que les autres et à la morale douteuse qui se feront tous doubler par Guybrush d’une manière ou d’une autre ? Pas un vrai Monkey Island en tout cas.

Telltale nous livrent aussi de nouvelles têtes, dont un compatriote à l’horrible accent français qui, je sais pas pour vous, mais me file la chair de poule. Ces nouveaux personnages, contre ou avec Guybrush, sont tous marquants et attachants. Même l’autre obsédé de l’amputation.

 

Les 5 épisodes de ces Tales of Monkey Island forment un scénario cohérent de bout en bout, autant sur la forme que sur le fond. Ils se font suite de façon fluide. Aucune question, aucun enjeu abordé dans un épisode ne sera délaissé dans le suivant. Chaque épisode a une vraie personnalité, un enjeu propre, une ambiance et un contexte unique. De la sorte, il est difficile d’être perdu malgré la densité de la narration.

Et cette densité sera pourtant, pour certains, le principal défaut des Tales of Monkey Island. Une certaine gravité, une maturité inhabituelle ressort de l’histoire qui par l’importance de ses enjeux n’est plus si innocente que lors des précédents volets. Les puristes des deux premières écoles risquent de voir dans les Tales of Monkey Island une hérésie de plus, d’autant que Ron Gilbert n’est cité qu’en tant que consultant de la Monkeyologie. Qui plus est, cette gravité risque d’alourdir les épaules du joyeux pirate joueur. Si vous enchaînez les épisodes, vous risquez de vite vous lasser. D’autant que chacun des épisodes peut se boucler en l’espace d’une soirée, profitez-en plutôt pour les savourer avec parcimonie.

Un autre point faible des Tales of Monkey Island est la sensible accessibilité des énigmes. Non quelles soient devenues ridiculement faciles, mais elles m'ont semblé plus sensées... D’habitude, une énigme de Monkey Island vous demande de brancher votre raisonnement sur Radio Foldingue pour faire preuve d’audace et oser les associations les plus loufoques. Moi qui éprouve toujours des difficultés lors d’un Monkey Island, j’ai été entre la fierté et l’inquiétude lorsque j’ai constaté que j’avançais sans trop courir voir la soluce. (Par exemple, pour l’épisode 1, je n’ai été voir la soluce que vers la fin.) Deux hypothèses s’offrent à cette apparente baisse de la difficulté : soit avoir enchaîné les précédents volets ces derniers mois m’a enfin appris à penser comme une pirate émérite, et je suis vraiment folle, soit TellTale n’a pas encore atteint le degré de folie de l’équipe originale de Monkey Island.

Et pour en finir avec le scénario, en plus d’être plus original dans sa trame, il se brode également de rebondissements saisissants et renversements plus ou moins prévisibles de la situation. Les meilleurs d’entre eux clôturent forcément chaque épisode pour vous donner un sadique cliffhanger.

 

Regardez derrière vous, un singe à trois têtes !

 

L'île aux vents fous

Au niveau des graphismes et du gameplay, le moteur semble celui utilisé pour les nouvelles saisons de Sam & Max, tout en étant légèrement amélioré. C’est joli, donc, coloré, plus dynamique et emprunt d’une touche cartoon folle dans la modélisation. L’aspect graphique adopté depuis le 3e volet et retranscrit dans les versions remasterisées des deux premiers jeux a donc été respecté et vous met immédiatement dans l’ambiance déjantée du jeu.

Pour le gameplay, vous dirigez Guybrush Dreamwood en utilisant les flèches directionnelles et cliquez gauche pour prendre, examiner ou utiliser un objet. La prise en main est rapide, intuitive, et les caméras prennent une position à chaque environnement pour se contenter de suivre Guybrush dans ses déplacements. Pas de risque d’avoir un problème du côté du repérage spatial. Sauf à deux endroits dans la série d’épisodes, vous ne hurlerez pas à la mort parce que Guybrush a fait demi-tour lorsqu’une caméra a brutalement changé d’axe de vue.

L’inventaire s’atteint rapidement en cliquant sur un bouton à l’écran, ou en appuyant sur le bouton central ou la molette de votre souris. Autant dire que pour les étapes d’une énigme qui demande une certaine rapidité à dégainer votre objet magique, tout ira bien.

Quant à l’ambiance sonore, le doublage (américain évidemment) est une vraie réussite. On écoute parler avec plaisir notre pirate émérite doublé par le même fan chanceux depuis le 3e volet. LeChuck a une voix de méchant (et d’autre chose…) Lady Vaudou a une voix de sorcière vaudou, bref, chacun est parfaitement coloré par sa voix. Le thème musical principal de la série est aussi présent avec quelques variations. Et les bruitages sont aussi loufoques et justes que le reste.

 

Comment j’ai vaincu le pirate fantôme LeChuck, par Guybrush Threepwood

 

visuel

En conclusion, Tales of Monkey Island est une belle série qui clôture avec brio la saga de Guybrush Threepwood, pirate émérite, contre son ennemi juré, le terrible pirate LeChuck. Telltale a fait un excellent travail et je ne peux que conseiller les fans lambda de se procurer la série dès sa sortie en version boîte : demain 5 mai, à l’heure où j’écris ces lignes. Pour les néophytes, suivez en tout premier lieu les volets précédents, car sinon, outre les nombreux clins d’œil, vous raterez l’enjeu crucial de cette série, et ne comprendrez pas en quoi certains rebondissements et retournements de situation font l’effet d’un coup de canon en plein visage…

  • Points positifs :

-C’est du Monkey Island 100% pur sucre de canne. On a le schéma habituel des Monkey Island, et les personnages récurrents de la série, tout en s’épaississant encore un peu plus, se paient le luxe d’être accompagnés par des personnages secondaires marquants. L’humour et la loufoquerie des situations restent toujours aussi présents.

-Des rebondissements affolants et des retournements de situation à vous scier le c*l sur les deux derniers épisodes. On peut dire que les scénaristes se sont surpassés !

-Niveau graphisme, ambiance sonore – bruitages, musique, doublage – et jouabilité, RAS, c’est parfait pour être dans l'ambiance, et y rester.

 

  • Points négatifs :

-Il est possible que cet accent plus dramatique donné aux Tales of Monkey Island parvienne à provoquer de graves vomissements de pus et être responsable de douloureux torticolis chez certains. À tenir éloigné des puristes de la première et deuxième école.

-L’aventurier des Caraïbes sera étonné que les énigmes des Tales of Monkey Island puissent se montrer inhabituellement compréhensibles. De deux choses l’une : soit vous commencez à développer la pensée délirante de Guybrush Dreepwheed… Soit les petits gars de Telltale n’ont pas encore vaincu les pirates de LucasArt au combat d’insultes.

-Ne faites pas comme moi et ne vous envoyez pas l’épisode 5 immédiatement après le 4, car le dosage de l’épisode 5 est puissant, et un surdosage provoque une grosse lassitude.

http://www.telltalegames.com/monkeyisland

http://www.talesofmonkeyisland-game.com/?xtor=AD-5 (Site officiel français)

http://www.monkeyisland.fr/ (Site de la communauté)

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