Chrono Trigger sur Super Nintendo

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Détails

Chrono Trigger

Titre : Chrono Trigger

Développeur : Squaresoft

Date de sortie en France : printemps 2009, sur Nintendo DS

Supports : SNES, PS1, DS, VC

Prix : une centaine d'euros minimum pour la version SNES en import US, entre 30 et 40€ pour les versions PS1 et DS.

Genre : J-RPG

PEGI : 12+

Online : non (oui sur DS)

 

 

 

 

Résumé : En ce beau matin de l'an 1000, Chrono se rend à la Fête du Millénaire, organisée dans le grand square au nord de la ville. En bousculant une jeune fille, le garçon n'imagine pas un seul instant qu'il vient de déclencher le début d'une série d'évènements qui le conduira à travers le temps, à la rencontre d'aventuriers de toutes les époques, auxquels il devra s'unir pour repousser Lavos, le fléau intemporel qui menace d'extinction l'humanité toute entière...

 

Critique :

Chrono Trigger Lorsque le jeu est sorti sur Super Nintendo en 1994, personne ne s'attendait à ce que Chrono Trigger  devienne l'une des références absolues du RPG console. De ce point de vue, et avec le recul, il est  totalement inexcusable et impensable que le jeu ne se soit pas exporté jusque en Europe. Quatorze  ans et une version PS1 plus tard, c'est sur la portable à deux écrans de Nintendo que les joueurs  français peuvent découvrir, enfin, ce joyau du jeu vidéo.

 

 

Car oui, joyau, il n'y a pas d'autres mots pour le définir. À l'époque, Squaresoft avait le vent en poupe et nous sortait hit sur hit. Cependant, si Chrono Trigger s'inscrit dans la droite lignée des jeux à succès de la société de monsieur Sakaguchi, elle s'en écarte beaucoup, Chrono Trigger étant réellement un jeu à part dans le monde du RPG console.

Cette mise à l'écart est annoncée dès l'introduction du jeu, une scène vidéo dans le plus pur style manga (développé pour la version PS1 et reprise sur la version DS) signée Akira Toriyama, le papa du cultissime Dragon Ball, qui est également responsable du design des personnages et des monstres du jeu. Cette initiative donne un petit arrière-goût de familier et en même temps de totalement nouveau, tout au long du soft.

 

 

Graphiquement, le jeu est superbe et a très bien vieilli, contrairement à beaucoup d'autres RPG. Avec un tel titre, les capacités graphiques de la Super Nes étaient exploitées à plein, et malgré l'ajout de cinématiques dans les versions PS1 et DS, aucun changement n'a été opéré sur les graphismes, ceux-ci étant tellement beaux qu'une refonte n'a pas été jugée nécessaire par les développeurs, contrairement à la version DS de Final Fantasy 4. D'un point de vue de fan, au contraire, un remake n'aurait fait que dégrader la qualité du jeu, et n'aurait rien apporté de nouveau.

Ces graphismes magnifiques sont appuyés par une bande-son qui restera à jamais gravée dans la mémoire des joueurs qui se sont plongés dans l'aventure. Tour à tour mélancolique, punchy, amusante, les musiques sont toujours parfaitement adaptées à la situation et au contexte, et les effets sonores sont choisis de manière à être présents, sans pour autant occulter l'ambiance musicale ni agacer l'oreille, comme c'est parfois le cas.

 

Chrono Trigger

 

Scénaristiquement parlant, le jeu n'a rien à envier aux super-productions actuelles telles que Final Fantasy 13 ou Xenoblade, qui jouent à plein le syndrôme Tales of Symphonia : une première partie de l'histoire innocente et bon enfant, et une seconde partie plus sombre, bourrée de rebondissements et de révélations toutes plus inattendues les unes que les autres (du genre le gros méchant est en fait un gentil, et c'est pas le gros méchant parce que y a encore un gros méchant derrière, et ce gros méchant-là est en fait celui qu'on croyait être le grand gentil, et pour finir, tout ce que tu crois, tout ce que tu sais est TOTALEMENT faux). Non, Chrono Trigger s'affranchit de cette tendance qui n'avait pas encore vu le jour dans le RPG : on sait d'emblée qui est le gros méchant, y a pas de surprise de ce côté-là. C'est au niveau du déroulement que le scénario gagne ses lettres de noblesse ici, avec un développement rythmé, sans temps morts, et une linéarité qui, bien que présente, sait se faire très discrète, voire totalement invisible.

Quant au gameplay, il représente ce qu'on imagine et ce qu'on attend de la perfection dans un RPG. C'est ce que diront la plupart des joueurs. C'est dynamique, c'est du mi-temps réel mi-tour par tour. Chaque personnage possède ses propres techniques solo ainsi que des magies élémentaires (un élément par personnage), mais là où ça innove, c'est que les personnages peuvent également combiner leurs attaques. Lorsque la jauge ATB (cette petite barre qui se remplit, propre aux Final Fantasy pré-FF10) d'un perso est pleine, vous pouvez évidemment choisir l'action à effectuer pour ce perso. Mais si vous préférez balancer une technique Duo, voire une technique Trio, il vous faudra attendre que les autres persos soient également prêts à agir. Les combinaisons possibles sont très nombreuses, et il sera nécessaire de faire tourner régulièrement les persos de l'équipe active pour toutes les débloquer. Ce qui est heureusement facilité par le fait qu'il soit possible de changer d'équipe à n'importe quel moment. Bien que chaque personnage soit plus ou moins pré-orienté dans son style de combat (Chrono est équilibré, Luca et Marle sont plutôt magiciennes, Robo et Shayla sont plutôt des gros bourrins, par exemple), il est tout à fait possible de privilégier tel ou tel aspect, et ce avec n'importe quel personnage, en jouant avec les équipements. Bien entendu, s'il est facile de faire de Chrono un pur magicien ou un pur cogneur physique, vu qu'il est équilibré, il peut sembler plus surprenant de faire de Marle, la magicienne guérisseuse, une machine à baffes. Cependant, et bien qu'elle sera évidemment moins efficace qu'un Robo ou qu'un Chrono dans ce rôle, il lui sera tout à fait possible de le tenir sans rougir de la comparaison avec les bourrineurs-nés.

Pour finir le jeu, compter une bonne vingtaine d'heures. Cela semble court pour un RPG ? Oui. Et pour le cas de Chrono Trigger, c'est infiniment trop court, tant on en redemande une fois le boss de fin occis. La version DS a été artificiellement rallongée avec quelques donjons optionnels, et un mode Pokémon en ligne parfaitement inutile et gerbatif.

Pour terminer, il est bon de dire que, contrairement à la quasi-totalité de la production actuelle en terme de RPG, Chrono Trigger, comme la plupart des jeux de rôle console de sa trempe, est un très bon jeu à faire, mais également à refaire, à re-refaire, à re-re-refaire, et j'irais même jusqu'à dire : à re fois dix puissance cent faire. C'est avec un plaisir toujours égal (et même grandi, grâce à la possibilité récente de pouvoir enfin le faire sur un écran de télévision, merci la console virtuelle) que je m'y replonge aujourd'hui.

 

Points forts :

  • Des graphismes qui vieillissent bien
  • Des graphismes signés Toriyama
  • Un gameplay très punchy et inlassable
  • Un vrai bon scénario, qui n'a pas besoin de pirouettes et de multiples rebondissements et sur-rebondissements pour faire mouche
  • Une ambiance sonore sublime signé Uematsu (Final Fantasy) et Mitsuda (Xenoblade), qui fait encore référence aujourd'hui
  • L'impression d'explorer une multitude de mondes différents grâce au changement d'époque
  • Une linéarité presque invisible

 

Points faibles :

  • Trop court !!
  • L'Europe le découvre près de 15 ans après sa sortie...

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