Le syndrome du tournesol de SHOOWA

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Détails

Titre : Le syndrome du tournesol

Titre original : Kôjitsusei no tobira (向日性のとびら)

Auteur : SHOOWA

Nombre de tome : 1

Editeur : Taifu

Editeur original : Hobunsha

Prix : 8.95 euros

Genre : Boys Love (ou yaoi, c'est comme vous voulez)

Résumé : Un architecte du nom de Sis Beckett se retrouve du jour au lendemain avec une carte mémoire ultra convoitée et le fils adoptif de son défunt frère sur les bras. Quel cadeau ! Le petit Kai est plutôt collant et s'infiltre jusque dans le lit de son nouveau papa, tant et si bien que la petite amie de Sis se persuade que son amant est devenu gay. Et on peut dire que son imagination n'était pas si galopante que cela puisque Sis et Kai ne tardent pas à explorer les aspects les plus charnels de leur nouvelle cohabitation. Mais Kai n'est peut-être pas celui qu'il semble être. Et Sis non plus d'ailleurs... Par ailleurs, un groupe de scientifiques souhaite récupérer la carte mémoire.

Critique :

(écrite le 28 octobre 2009 sur mon ancien blog, ré-actualisée pour Edenia)

Oh mon dieu ! Un boy's love traduit en français qui essaye d'avoir un scénario allant plus loin que le trio gagnant lycéen rencontre/dispute/lit. Bon, d'accord, ce n'est pas si exceptionnel que cela quand on voit les idées farfelues mais délicieuses de Love Pistol ou les escapades policières de Yellow. Oui, mais ici, on essaye de faire dans l'espionnage et qui n'a jamais rêvé que James Bond soit gay ? Euh, personne, vraiment ? Ah mais zut !

Graphiquement, ce manga est magnifique. Le trait de SHOOWA est à la fois simple, sur certaines pages proche de l'esquisse brute, mais aussi très bien exploité. La mise en scène est efficace, presque cinématographique dans son découpage.

Là où Le syndrome du tournesol s'impose plus difficilement, c'est sur le terrain du scénario. La faute, peut-être, à une traduction maladroite syntaxiquement et/ou trop littérale (on sent que certaines phrases collent plus à la logique japonaise qu'à la logique française...) mais aussi à des idées qui ne peuvent que difficilement être développées en si peu de pages. Avec deux ou trois volumes, ce manga aurait été sans aucun doute un excellent boy's love. Là, on se sent rapidement perdu lorsque les révélations arrivent. Les méchants n'ont pas pu être suffisamment développés pour qu'on les craigne réellement et débarquent un peu de la planète Mars. Il y a en fait un peu trop de personnages pour que tous soient introduits dignement et les ellipses naratives s'accumulent. L'imbroglio autour de Sis et Kai est amené peu naturellement et les explications si condensées qu'on a du mal à suivre, à se rappeler qui est qui, ou plutôt qui est réellement qui. Alors, même si au final on comprend tout, on a tout de même l'impression d'un accouchement bien difficile pour y parvenir.

Le syndrome du tournesol reste qu'une bonne partie du catalogue de Taifu, In the end en tête, mais peine à exploiter sa matière jusqu'au fond des choses, ce qui amène une inévitable déception, un sentiment de "peut mieux faire". Néanmoins, SHOOWA semble avoir un réel potentiel. Le talent graphique est là, les idées aussi. Alors laissons lui le bénéfice du doute et peut-être que l'un de ses autres mangas (Papa's Assassin, Nobody Knows ou Non Tea Room) sera plus abouti. Si, du moins, Taifu a dans l'idée de les traduire. Et si, du moins, ses autres oeuvres ne s'emploient pas à explorer la médiocrité caricaturale d'un bon 80% des boy's love publiés (je crois que je suis encore trop gentille statistiquement).

Points forts :

  • Le dessin
  • De bonnes idées
  • Prometteur quant aux capacités de l'auteur

Points faibles :

  • Scénario brouillon qui aurait nécessité un ou deux volumes de plus

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